Tirlemont, Landen: La pauvreté et les maladies chroniques, une combinaison?

Province Brabant Flamand: Tirlemont et Landen

Le projet « Kwetsbaarheid en (kans)armoede » (vulnérabilité, pauvreté et exclusion sociale), mis en place dans la région de Tirlemont, veut se consacrer aux soins dispensés aux malades chroniques qui souffrent d'une vulnérabilité spécifique due à la pauvreté et/ou à l'exclusion sociale. Ce choix est motivé par le constat que l'indice de pauvreté et d'exclusion sociale dans cette région est supérieur à la moyenne en Flandre. Le projet souhaite, en outre, mettre en lumière les effets transgénérationnels (dans le cadre de la prévention) et rompre ce cercle vicieux.

Contact:

Coordinateurs: dr. Jeroen van den Brandt et Hannelore Storms

Email: info@verbondeninZOHrg.be 

Résumé du projet

Le projet « Kwetsbaarheid en (kans)armoede » (vulnérabilité, pauvreté et exclusion sociale), mis en place dans la région de Tirlemont, veut se consacrer aux soins dispensés aux malades chroniques qui souffrent d'une vulnérabilité spécifique due à la pauvreté et/ou à l'exclusion sociale. Ce choix est motivé par le constat que l'indice de pauvreté et d'exclusion sociale dans cette région est supérieur à la moyenne en Flandre. Le projet souhaite, en outre, mettre en lumière les effets transgénérationnels (dans le cadre de la prévention) et rompre ce cercle vicieux.

Les chiffres montrent que les personnes ayant un statut social inférieur (indicateurs SSE : niveau d'études, profession, revenus, patrimoine et propriété) sont souvent en moins bonne santé, font état d'un accès plus limité aux soins et meurent plus tôt que les personnes occupant une position supérieure sur l'échelle sociale. Nous soutenons la théorie selon laquelle « la pauvreté rend malade et la maladie rend pauvre », qui vaut tout autant pour la maladie chronique. Cette théorie a été solidement étayée par les services d'aide sociale il y a quelques années et a fait l'objet de nombreuses études.

Les besoins en matière de santé reposent aussi sur des déterminants sociaux et environnementaux plus larges, et vont nettement plus loin que le modèle de santé classique (définition de la santé de l'OMS). En organisant les soins chroniques, il importe d'inclure les trois dimensions de la santé, à savoir les structures anatomiques et les fonctions organiques des individus, les activités auxquelles ceux-ci s'adonnent et les domaines de la vie auxquels ils participent (concept CIF de l'OMS). Concernant le groupe cible des personnes pauvres et/ou défavorisées, la prévention et la gestion de la maladie chronique supposent dès lors d'intégrer les services d'aide sociale et les soins formels et informels, le tout en partant des besoins et/ou de la demande de soins du patient et de l'intervenant de proximité qui le prend en charge. Nous devons aider le patient à reconnaître ses besoins en matière de soins et à formuler sa demande de soins (besoins ressentis versus besoins exprimés / autonomisation) ; en tant que prestataires de soins, nous devons aussi identifier les besoins qui ne sont pas comblés (besoins non satisfaits / insuffisamment satisfaits).

Quels sont les principaux piliers et objectifs du projet ?

  • La qualité de vie des patients et des intervenants de proximité est favorisée par la mission d'information, de coaching et de soutien endossée par l'ensemble du réseau.
    Ses membres œuvrent en faveur d'un meilleur accès aux soins de santé pour la population.
  • Le citoyen occupe une place centrale. L'offre de soins est alignée sur les besoins et/ou la demande de soins du patient, qui est aussi encouragé à participer à ses propres soins. Dans cette optique,
  • les besoins en matière de soins : sont définis par le réseau (in)formel
  • la demande de soins : émane du patient
  • Nous misons en particulier sur la prévention, la détection et le traitement de malades chroniques présentant une vulnérabilité spécifique due à la pauvreté et/ou à l'exclusion sociale dans une perspective intersectorielle, intégrée et holistique. La
    promotion de la santé générale du groupe cible peut rompre le cercle vicieux (la pauvreté rend malade, la maladie rend pauvre) et influencer les effets transgénérationnels.
  • Grâce à l'intégration des services d'aide sociale et des soins (in)formels par une coordination à différents niveaux (le quartier/la région), nous œuvrons en faveur d'un meilleur accès, d'interventions plus adéquates et d'une implication maximale du groupe cible.
    Par « soins informels », nous entendons les soins prodigués par les intervenants de proximité, les bénévoles, les structures du quartier, etc. Sur la base d'un processus de co-création et en partant d'une approche proactive et d'actions axées sur le quartier, nous menons un travail de prévention et de promotion de la santé générale dans la région.
  • Vulnérabilité : une position socioéconomique caractérisée par un retard dans plusieurs domaines à la fois (les revenus, le niveau d'études et la formation, le logement, le bien-être et la santé, les loisirs etc.), qui renforce le risque de développer une maladie chronique.
  • La gestion de soi et l'autonomisation du patient occupent une place centrale.

Groupe cible : Grossesses fragiles et familles défavorisées

Agir sur les ACE (Adverse Childhood Events ou expériences négatives vécues durant l'enfance) et leurs effets pour prévenir les maladies chroniques.

Groupe cible Personnes âgées vulnérables

Actions en faveur des personnes âgées vulnérables afin qu'ils puissent fonctionner le plus longtemps possible en bas du triangle de Kaiser Permanente.

Groupe cible : Ensemble de la population

Gantt chart

Vous pouvez consulter le Gantt avec la planification du projet ici 

Région

Province Brabant Flamand: Tirlemont et Landen